16 juin 2026
Le porte-parole du NPD en matière d'affaires autochtones dénonce le recul des libéraux sur les droits des Premières Nations dans le projet de loi sur l'eau
OTTAWA — Leah Gazan (Winnipeg-Centre), porte-parole du NPD en matière d’affaires autochtones, dénonce le gouvernement libéral pour ne pas avoir reconnu le droit à l’eau potable propre et salubre comme un droit fondamental dans le projet de loi C-37.
Lors de la précédente législature, le gouvernement libéral avait déposé un projet de loi sur l’eau des Premières Nations en réponse à un recours collectif intenté par des Premières Nations de partout au pays. Ces dernières déploraient le manquement du gouvernement fédéral à garantir l’accès à l’eau potable propre et salubre dans les réserves. Ce projet de loi avait suscité l’opposition des Premières Nations de tout le pays en raison de son incapacité à protéger les sources d’eau, entre autres lacunes. Le projet de loi C-37 offre des protections encore plus faibles pour garantir le droit à l’eau potable propre et salubre aux Premières Nations de tout le pays.
Leah Gazan déclare : « En 2015, lors de son élection, le gouvernement libéral a promis de mettre fin à tous les avis d'ébullition de l'eau. Nous sommes en 2026 et, non seulement il n'a pas tenu sa promesse, mais il a maintenant confirmé qu'il ne reconnaît même pas l'accès à l'eau potable comme un droit fondamental pour les Premières Nations. Je tiens à rappeler au gouvernement que le droit à l'eau potable propre et salubre est un droit garanti par le droit international, notamment par l'article 25 de la Déclaration universelle des droits des peuples autochtones, et protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Il est inadmissible que le gouvernement fédéral non seulement ne reconnaisse pas ce droit fondamental, mais continue de ne rien faire pour assurer l'accès à l'eau potable propre et salubre à tous les Canadiens et Canadiennes. C'est inadmissible et inacceptable. »
Selon Leah Gazan, cette situation s'inscrit dans une tendance inquiétante de violations des droits des Autochtones sous le gouvernement libéral. Un récent rapport d'Amnesty International a révélé que le Canada réduit son soutien aux droits des Autochtones sous le premier ministre Carney, notamment en ce qui concerne son programme de grands projets.
« Le gouvernement a déjà honteusement retardé le dépôt de ce projet de loi ordonné par les tribunaux, et à chaque étape, il n’a cessé de restreindre même les droits les plus fondamentaux des peuples autochtones. Il est particulièrement inquiétant que, tandis que les libéraux de Carney ne respectent pas le droit à l’eau potable, ils persistent dans des projets d’exploitation des combustibles fossiles et des ressources naturelles aux conséquences environnementales catastrophiques, sans aucune mesure de protection des systèmes hydriques. »
Gazan a souligné la gravité de ces violations des droits humains, compte tenu des récentes conclusions préliminaires du Tribunal permanent des peuples selon lesquelles les politiques du Canada constituent un génocide en cours contre les peuples autochtones.
« Le droit à l’eau potable propre et salubre dans un pays aussi riche que le Canada ne devrait pas faire l’objet de débats. Il est choquant que les libéraux soient tombés si bas lorsqu’il s’agit de s’attaquer à la dignité et aux droits humains des peuples autochtones. »