8 octobre 2026
Le NPD, les Premières Nations, les syndicats et les groupes environnementaux s’unissent contre le projet de loi C-39
OTTAWA – Alors qu’un vote de deuxième lecture sur le projet de loi C-39 est prévu aujourd’hui, le chef du NPD, Avi Lewis, s’est joint à des représentants des Premières Nations, des syndicats et des groupes environnementaux pour s’exprimer d’une seule voix contre ce texte de loi.
« Nous avons déjà vu ce genre de coalition : nous l’avons vue à l’époque de Harper, lorsque les syndicats, les écologistes et les communautés autochtones se sont mobilisés ensemble pour lutter contre les attaques des conservateurs et l’austérité », a déclaré le chef du NPD, Avi Lewis. « Quelle douleur de voir aujourd’hui le gouvernement Carney remettre ce même programme à l’ordre du jour au nom de la nécessité de sauver le Canada de Donald Trump. »
Ce projet de loi permettrait au gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de grands projets en affaiblissant les protections dont bénéficient les travailleurs et travailleuses, les communautés autochtones, l’environnement et l’intérêt public.
« Les modifications apportées au Code du travail dans le projet de loi C-39 constituent, sans aucun doute, une atteinte au droit de grève », a déclaré Candace Rennick, secrétaire-trésorière du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
« Plutôt que d’établir des garde-fous comme ils le prétendent, ce projet de loi permet au gouvernement de bafouer nos droits garantis par la Charte », a ajouté Mme Rennick. « Cette législation envoie un message clair aux employeurs : ils n’ont pas à faire l’effort nécessaire pour parvenir à un accord équitable à la table des négociations. »
« N’Daki Menan n’est pas une région d’intérêt national. C’est notre terre natale. On ne peut pas contourner par la voie rapide une question foncière non résolue », a déclaré la chef Shelly Moore-Frappier, des Teme Augama Anishinabek.
« Le projet de loi C-39 marque le plus grand démantèlement de notre filet de sécurité environnemental de toute l’histoire du Canada », a déclaré Anna Johnston, avocate au sein de l’organisation West Coast Environmental Law. « Des zones d’autorisation automatique à l’assouplissement des mesures de protection de la nature et de sécurité publique, ce projet de loi ouvre la voie à des risques environnementaux, à des répercussions sur les communautés et à une perte de contrôle sur nos ressources naturelles. »
Le chef du NPD, Avi Lewis, a exhorté le gouvernement à abandonner le projet de loi, à repartir de zéro et à mener de véritables consultations avec les travailleuses et travailleurs, les communautés autochtones, les experts en climatologie et les scientifiques.
« Les Canadiens et Canadiennes sont prêts à réaliser de grandes choses, rapidement. Mais nous devons construire de la bonne manière. Ce n’est pas en supprimant les protections pour vendre nos ressources et nos actifs à des investisseurs privés que nous bâtirons un Canada plus fort », a déclaré M. Lewis.
« Les Canadiens et Canadiennes ont accordé leur confiance à notre Premier ministre en ce moment critique et je l’appelle à traiter cette confiance avec soin – et non à livrer notre pays à ceux qui possèdent déjà bien trop. »