10 octobre 2026
Déclaration de Gord Johns, porte-parole du NPD pour la santé mentale et la réduction des méfaits, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale
Ottawa : "À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, les néo-démocrates sont solidaires des Canadiennes et Canadiens aux prises avec des problèmes de santé mentale, de leurs familles et de leurs proches aidants, ainsi que des travailleur·euses et des organisations qui les soutiennent au quotidien.
Le thème de cette année, « Entendre les expériences vécues : de vraies voix, un changement réel », nous rappelle avec force que les personnes ayant une expérience vécue ou actuelle ne doivent pas être réduites à de simples statistiques ou à de simples participant·es à des consultations gouvernementales. Elles doivent jouer un rôle significatif dans l’élaboration des politiques, des services et des systèmes qui ont une incidence sur leur vie.
Depuis bien trop longtemps, les gouvernements demandent aux gens de partager des récits profondément personnels sur leur maladie mentale, leur consommation de substances, les crises qu’ils traversent et les obstacles à l’accès aux soins, tout en omettant d’opérer les changements que ces expériences exigent si clairement.
Écouter est important, mais écouter sans agir ne suffit pas.
Le système de santé mentale du Canada demeure fondamentalement inégalitaire. Bien que nous considérons la santé mentale comme faisant partie intégrante des soins de santé, des millions de Canadiennes et Canadiens n’ont toujours pas accès au counseling, à la psychothérapie, aux services de santé mentale communautaires ou aux traitements pour les troubles liés à l’usage de substances dans le cadre de notre système public de santé universel.
Trop souvent, l'accès aux soins dépend du fait de disposer d'une assurance collective liée à l'emploi ou d'une assurance privée, d'avoir les moyens de payer de sa poche ou, tout simplement, de résider dans une localité où des services sont disponibles.
Les néo-démocrates estiment que cela doit changer.
Les soins de santé mentale doivent être traités avec le même sérieux que les soins de santé physique. Le gouvernement fédéral doit collaborer avec les provinces, les territoires, les gouvernements autochtones ainsi que les personnes ayant une expérience vécue ou actuelle afin d’instaurer une véritable parité en matière de santé mentale et d’intégrer les services communautaires de santé mentale et de lutte contre la toxicomanie au système public universel de soins de santé du Canada.
Cela signifie un financement fédéral stable lié à des soins accessibles, des services communautaires et dirigés par les pairs plus solides, des soutiens culturellement adaptés et tenant compte des traumatismes, ainsi qu'un système conçu pour aider les gens avant qu'ils n'atteignent un point de crise.
Cela signifie également veiller à ce que les personnes ayant une expérience vécue ne soient pas simplement invitées à raconter leur histoire, mais qu'elles disposent d'un véritable pouvoir pour contribuer à élaborer les solutions.
À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, les néo-démocrates exhortent le gouvernement fédéral à aller au-delà des promesses et à prendre des mesures concrètes pour combler les lacunes dans les soins de santé mentale.
La santé mentale, c'est la santé.
Dans un pays doté d'un système de santé publique universel, l'accès aux soins essentiels en santé mentale ne devrait dépendre ni de vos moyens financiers, ni de votre code postal, ni des avantages sociaux liés à votre emploi.
De véritables témoignages doivent déboucher sur de véritables changements."